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PARACHAT ‘HAYE SARAH 5780 – COMMENT ACCOMPLIR LA VOLONTE DIVINE ?

hevron

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Pour quelle raison Avraham tenait-il tant à enterrer Sarah dans le caveau de Makhpéla à Hebron ? Lors de la visite des trois anges, sous l’apparence de voyageurs arabes qu’Avraham convia, nous raconte le midrach, Avraham voulut honorer ses invités d’un plat de viande. « Et, Avraham courut vers le troupeau » précise le verset.

Pourquoi Avraham s’élança-t-il vers le troupeau ? Parce que le veau qu’il avait choisi lui échappa et se mit à courir sans s’arrêter. Avraham, âgé et malade, se lança à sa poursuite et le rejoignit dans la grotte où, au bout de sa course, l’animal avait trouvé refuge. En y pénétrant, Avraham fut frappé par l’odeur de Gan Eden qui émanait de cet endroit particulier et y découvrit le tombeau de Adam et ‘Hava. « C’est ici que je désire être enterré » décida-t-il.

La Me’arath hamakhpéla - littéralement « le double caveau » est ainsi appelée, nous dit Rachi, car elle abrite la sépulture de quatre couples : Adam et ‘Hava, Avraham et Sarah, Yits’haq et Rivka, Ya’aqov et Léa. Adam et ‘Hava représentent le modèle de l’être humain en puissance : l’élément central de la Création.

Nos Patriarches, représentent le modèle de l’être humain qui concrétise et met en actes le but de la Création.

Par quel mérite Avraham découvrit-il cette grotte qui donnait accès au Gan Eden ? Parce que, malade et âgé, il s’était surpassé en poursuivant l’animal en fuite afin d’accomplir la mitsva de recevoir des invités à la perfection. Le « dédoublement » de ses forces pour réaliser la volonté divine, c’est là le sens de Me’arath hamakhpéla - du « double » caveau.

Le Talmud rapporte une discussion entre Rav et Chemouel sur la nature de cette grotte. Rav dit «c’était un caveau à étages », Chemouel dit que « c’était une salle comprenant une pièce intérieure ». De ces deux opinions nous apprenons qu’il existe essentiellement deux catégories d’actes : certains actes sont dirigés vers l’extérieur - la tsédaka, par exemple. D’autres actes sont tournésvers l’intérieur - comme l’étude de la Torah. Les uns comme les autres exigent de l’homme un don de soi, beaucoup de sacrifices.

On connaît l’explication de Rachi, dans le traité de Pessa’him, sur 1a michna : « Sois audacieux comme la panthère, léger comme l’aigle rapide comme le cerf et fort comme le lion pour accomplir la volonté de ton Père qui est au Ciel. »

Peut-on réellement être aussi fort que le lion, aussi rapide que l’aigle ? Non ! Cependant cette michna nous enseigne que, pour servir D.ieu, l’homme doit aller au-delà de ses capacités et se surpasser. On ne s’acquitte pas de son devoir en disant : « Je fais ce que je peux ! ». Pour observer les mitsvot , nous devons nous efforcer d’aller au-delà de nos forces. Alors, D.ieu nous aidera à accomplir les commandements.

Ce principe essentiel, hérité des patriarches qui reposent dans la “Me’arath hamakhepéla”, nous mènera assurément à l’entrée du Gan Eden.

(adapte a partir de Imré Cohen)

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