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Les lumières du Chabbat

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L’allumage des lumières chabbatiques n’est pas une mitsva facultative mais une obligation qui fait partie du oneg chabbat, rendre le chabbat plus agréable.

Avant d’allumer, on récite la bénédiction suivante1:

בָּרוּך אַתָּה ה'ָ אֱלֹהֵינוּ מֶלֶך הָעוֹלָם אֲשֶׁר קִדְּשָׁנוּ בְּמִצְוֹתָיו וְצִוָּנוּ לְהַדְלִיק ֵנר שֶׁל שַׁבָּת

Tu es source de bénédictions Hachem, roi de l’univers, Qui nous as sanctifiés par Ses commandements, et nous as ordonnés d’allumer les lumières du chabbat.

Les lumières chabbatiques par excellence sont celles qui sont destinées à éclairer la table. C’est sur elles que la bénédiction sera récitée.

Afin de contribuer au bien être que le Chabbat doit procurer, il est recommandé d’allumer dans d’autres lieux comme la cuisine ou le couloir.

L’allumage doit se faire impérativement avant le coucher du soleil. L’usage le plus répandu est d’allumer vingt minutes avant le coucher du soleil.

L’obligation d’allumer les lumières chabbatiques est imposée autant aux hommes qu’aux femmes.

Mais c’est à la femme au foyer qu’incombe le plus, l’allumage des lumières chabbatiques car d’une part elle se trouve davantage à la maison, et d’autre part c’est la femme (‘Hava) qui a éteint la lumière du monde, car en faisant commettre une faute à Adam, elle a enlevé la lumière à son âme, comme il est dit : « La lumière de D.ieu, c’est l’âme de l’homme. » (Proverbes 20,27). Le mari devra néanmoins participer en préparant les lumières (chandeliers, bougies) afin que tout soit prêt à l’avance.

Il est recommandé le moment venu que le chef de famille rappelle l’ordre d’allumer2.

La période comprise entre le coucher du soleil et la nuit (apparition de trois étoiles moyennes) est appelée bein hachmachot.

Il est interdit de s’y adonner à un travail interdit le Chabbat. Il est simplement permis en cas de nécessité, de faire appel à un non juif pour réaliser en l’honneur du Chabbat, un travail ou un acte interdit d’ordre rabbinique.

Il est d’usage d’allumer au moins deux lumières chabbatiques, l’une correspondant à zakhor (Souviens-toi du jour du Chabbat pour le sanctifier, Exode 20,8) et l’autre à chamor (Observe le jour du Chabbat pour le sanctifier, Deutéronome 5,12).

En effet l’ordre de respecter le Chabbat apparaît différemment dans les deux tables de la loi, une fois zakhor et une fois chamor.

On s’efforcera d’utiliser de belles bougies, de beaux chandeliers en l’honneur du Chabbat pour bénéficier de l’assurance talmudique suivante :

Rav Houna a dit : Celui qui allume régulièrement les lumières chabbatiques aura des fils qui seront disciples des sages. (Talmud Chabbat 23b)

Aussi convient-il qu’avant l’allumage la femme donne quelques pièces de monnaie à la tsedaka, et qu’après l’allumage elle prie que le Saint béni soit-Il lui donne des fils qui brillent de l’éclat de la Torah.

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