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Pourim et ‘Hanoucca

hanoucca

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‘Hanoucca, fête des lumières

"Quelle lumière divine que l'âme humaine!" (Proverbes 20, 27)

La lumière, symbole de l'esprit

L'entreprise d'Antiochus a été une atteinte contre l'esprit de Dieu, contre l'esprit de la Torah, la lumière et l'âme d'Israël.

Nos ancêtres auraient pu éviter cette lutte gigantesque, en abjurant, en trahissant. Mais, à leurs yeux, une vie sans Torah n'aurait plus eu de valeur. Ils ont préféré sauter sur les obstacles, risquer le tout pour le tout, jeter leurs vies dans la balance. Leur bravoure a démontré que l'esprit de la Torah ne se laisse pas supprimer.

L'esprit de Dieu a allumé en eux l'esprit du sacrifice, du sacrifice suprême, la flamme de l'enthousiasme, la volonté de vaincre, et d'assurer par la victoire le triomphe de la Torah et la glorification de Dieu.

L'esprit de la Torah a été le seul enjeu des combats, cet esprit a gagné la bataille contre les redoutables forces matérielles de l'ennemi, c'est pourquoi la lumière, symbole de l'esprit, est le seul signe caractéristique de la fête.

Pourim et ‘Hanoucca

A Pourim, au contraire, Haman, prototype des tyrans modernes, ne s'est pas contenté de combattre l'esprit. Sa haine n'était à assouvir que par l'extermination complète d'Israël. Son orgueil exi­geait la disparition d'Israël de la surface de la terre. Il nous a tous menacés de mort, fidèles et infidèles, assimilés et pratiquants. Rien n'aurait servi d'abjurer, de trahir l'esprit de la Torah. C'est l'exis­tence matérielle d'Israël qui était en danger.

De là les réjouissances matérielles, au centre desquelles est la se’ouda (festin) obligatoire, qui caractérisent la fête de Pourim.

Les pau­vres mêmes doivent recevoir les moyens d'y participer. La joie de Pourim  est communicative, collective, elle fait vibrer tous les cœurs, ceux des riches et des pauvres, des grands et des petits.